KÓRÊ, c’est sous ce nom qu’est parfois connue Perséphone, fille de Déméter dans la mythologie grecque. Choisie pour épouse par Hadès, la jeune fille circule entre la terre et ses entrailles, va et vient éternellement entre deux mondes, et engendre à chaque passage un changement de saison.

KÓRÊ, c’est aussi la rencontre en 2011 entre Laura Garby et Nicole Häring, danseuses formées toutes deux à l’école de Danse Libre de Dijon où elles apprennent la technique et le répertoire de François Malkovsky (1889-1982) en dansant auprès d’Annie Garby, Christiane Mühlebach, Chantal Gache, Vannina Guibert, et du pianiste Alexandre Bodak, tous anciens élèves et partenaires artistiques du danseur, chorégraphe et pédagogue.

KÓRÊ, née de cet héritage si singulier et de ses sources, celles d’Isadora et Raymond Duncan, celles de François Delsarte aussi, s’attache aujourd’hui à diffuser et à réinterroger cette danse libre, musicale, expressive, afin qu’elle continue de vivre ici et maintenant, qu’elle parte à la rencontre d’autres formes artistiques et que, d’un pas de danse, elle invite son public à glisser avec elle d’un monde à l’autre.

KÓRÊ, après les créations Récital Chopin en 2011, Regard sur Malkovsky en 2014, Dialogue avec un pianiste en 2015, et Echo en 2016, introduit dans son répertoire les danses d’Isadora Duncan et accueille Johana Giot lors de la création Le souffle d’Éole en 2017. Cette création, modulable, adaptée à la scène ou à la déambulation, mêle les danses des deux artistes et va à la rencontre des statues qui les ont inspirées. La Compagnie Kôré avec un groupe de danseuses genevoises interprète Tissage devant le musée de la croix rouge lors de la fête de danse à Genêve en 2019 en lien avec l’exposition sur la Prison.